
Concept
Nous imaginons les interfaces d’interactions digitales de demain. Des expériences immersives et interactives qui dépassent les limites de l’écran tactile pour s’intégrer directement à notre environnement. À mesure que les écrans se dématérialisent, l’interface devient omniprésente : elle peut émerger partout, transformer les espaces et créer de nouvelles façons d’interagir avec le monde numérique.
Dans ce projet, nous cherchons à créer des images en utilisant un processus mixte et interactif qui permet de mettre en interaction un être humain et le digital. Nous photographions cette interaction dans le but de produire des images poétiques, surprenantes et esthétiques témoins d’un moment de symbiose. Ce concept établit un parallèle avec le travail de la banque, où des humains travaillent avec le digital. L’idée derrière ce projet était d’explorer l’interaction entre le corps en mouvement et des visuels abstraits et géométriques, projetés en temps réel sur une danseuse. L’objectif était de créer une image oscillant entre abstraction et figuration.
Media design
Nous avons utilisé des logiciels permettant de manipuler un flux vidéo en direct. Le mouvement de la danseuse était capté et utilisé comme un paramètre de modulation des visuels projetés. Cela permettait aux images de vibrer, d’évoluer et de réagir en fonction de sa gestuelle. Nous avons conçu une collection de visuels géométriques, puis testé différentes combinaisons et réglages pour affiner leur comportement en temps réel. L’enjeu était d’obtenir une interaction organique entre la danse et le digital, où les deux médiums s’influencent mutuellement plutôt que l’un ne se superpose à l’autre. Au final, l’image produite donne l’impression d’une présence diffuse, comme une empreinte lumineuse du corps en mouvement. L’aspect fantomatique renforce l’idée d’une danse qui laisse une trace visuelle, une mémoire graphique du geste.
Nous avons exploré des phénomènes émergents générés par des règles algorithmiques simples, comme dans les automates cellulaires. Ces structures géométriques ont servi de base pour moduler les motifs visuels, que nous avons ensuite mis en contraste avec des éléments organiques tels que les aberrations chromatiques, les caustiques de l’eau et des effets de glitch, cherchant à fusionner l’ordre calculé et le caractère entropique de la nature, le numérique et le vivant.
















